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Présentez-vous en quelques mots.

Mickaël : Je suis référent mobilité au sein du pôle D2I (Développement, Innovation, International) du GIP FTLV de l’académie de Besançon. Mon parcours est intimement lié à l’Europe et à l’ouverture sur le monde, ce qui fait que ce rôle me correspond vraiment.

Maëlle : Je suis Maëlle Jamon, nouvellement référente mobilité apprentis mais certains me connaissent surtout par l’adresse @pei. J’accompagne les jeunes à réaliser des mobilités internationales dans le cadre de leur formation !

Comment êtes-vous arrivés dans le domaine de la mobilité internationale ?

Mickaël :

Tout a commencé avec ma propre expérience de mobilité ! J’ai effectué mon maîtrise en Angleterre grâce au programme Erasmus, et cette expérience a été déterminante. Elle m’a convaincu, de façon très concrète, de la valeur extraordinaire que représente une mobilité à l’étranger pour un étudiant. Ensuite, en tant qu’enseignant, j’ai eu l’occasion d’être impliqué dans l’organisation de mobilités, puis j’ai rejoint le GIP où j’ai participé au développement de projets européens Erasmus+. C’est un chemin logique, presque naturel.

Maëlle :

J’ai surtout commencé par arriver au GIP. Et c’est vrai que de mon côté, ce n’était pas forcément prévu. Toutefois, il y a, je pense, quelques prédispositions lorsque l’on travaille sur les mobilités internationales. J’étais moi-même bénéficié du programme Erasmus, de par mon parcours universitaire. Une partie de ma Licence en Italie, puis un stage prolongé sur une année à Milan : entre la découverte d’une nouvelle culture et d’une progression linguistique significative, on peut dire que ça façonne une partie de la personnalité. À cela s’ajoute une sorte de grande reconnaissance et un avis très tranché sur ce que représente un programme Erasmus et ce que cela a pu apporter à ma vie tant professionnelle que personnelle. Aujourd’hui, encourager les jeunes à partir à l’étranger est donc plutôt cohérent.

En quoi consiste votre mission au sein du GIP FTLV ?

Mickaël :

Ma mission s’articule autour de l’accompagnement des apprentis et des équipes dans leurs projets de mobilité internationale, mais aussi du développement de partenariats européens et de la réponse à des appels à projets dans le cadre de programmes comme Erasmus+.

Maëlle :

Mes missions consistent à permettre aux apprentis de pouvoir, eux aussi, participer aux mobilités internationales. Cela passe par la démocratisation du processus : expliquer que c’est une expérience hors du commun et enrichissante pour leur parcours de formation. Nous sommes là pour accompagner les participants et tous les acteurs à mettre en place leurs projets. Que ce soit administrativement, légalement, pédagogiquement et aussi mentalement : nous préparons les apprentis à anticiper leur mobilité de stage ou d’étude afin que tout se passe au mieux et qu’ils en ressortent grandis.

Une grande partie du travail consiste à accompagner et suivre les démarches administratives qui peuvent être effrayantes pour certains mais aussi beaucoup de communication. Nous essayons de communiquer, en interne et en externe, un maximum sur nos mobilités pour montrer que 1. C’est possible 2. C’est un véritable atout sur le CV des participants 3.  C’est possible ET c’est super car les retours des participants sont toujours très riches !

Lycées, employeurs, apprentis, CFA : tous ont un rôle à jouer dans la mise en place d’une mobilité et c’est important pour le référent d’être à l’écoute de toutes les parties et d’entendre les inquiétudes, besoins et envies de chacun.

Comment vous répartissez-vous les missions au quotidien ?

Notre organisation s’articule autour de trois grands axes. Il y a d’abord la partie rédactionnelle, avec la conception et le dépôt des demandes de subvention. Ensuite, la partie administrative et financière : signature des conventions, suivi budgétaire, reporting. Et enfin, la partie communication et suivi des apprenants, qui consiste à accompagner les apprentis avant, pendant et après leur mobilité, et à valoriser leurs retours d’expérience.

Quel est l'aspect de votre métier que vous préférez ?

Mickaël :

Ce qui me touche le plus, c’est sans doute l’ouverture culturelle que vivent les apprentis, et surtout la prise d’autonomie qu’on observe à leur retour. Il y a souvent beaucoup d’inquiétudes en amont du départ — de leur part, parfois de celle des familles — et ces craintes sont presque toujours balayées dès le retour. Voir leur fierté, recevoir leurs remerciements… c’est une vraie source de gratification. C’est ce qui donne tout son sens à ce travail.

Maëlle :

J’aime beaucoup le relationnel avec les jeunes. Prendre le temps de les préparer, répondre à leurs questions, les rassurer pour ceux qui en ont besoin. Je prends également beaucoup de plaisir à lire les rapports des participants à leur retour : les différences qu’ils ont remarquées sur leur lieu de stage, leurs nouvelles habitudes de travail, le relationnel qui peut varier d’un pays à l’autre. Leurs conclusions sont toujours très très positives et encourageantes pour les mobilités futures.

Quels sont les principaux défis que vous rencontrez ?

Mickaël :

Le principal défi est de faire correspondre les attentes de chaque partie prenante : l’apprenti, l’entreprise d’accueil, le CFA, la famille… Chacun a ses exigences et ses attentes légitimes. Et par-dessus tout, s’assurer que l’apprenti est en sécurité tout au long de sa mobilité reste une priorité absolue. C’est une responsabilité que nous ne prenons jamais à la légère.

Maëlle :

Les principaux défis sont de réussir à sécuriser et mettre en place le projet avant le départ en mobilité et de s’assurer que tout soit en ordre.

Nous devons avoir les yeux partout et sur chaque étape du projet : est-ce cohérent dans le parcours de formation ? Les apprentis sont-ils motivés ? Sont-ils préparés ? Le projet est-il éligible ? L’employeur donne-t-il son feu vert ? Les documents contractuels sont-ils tous signés ? La prise en charge ? Etc…

En plus de la course contre la montre, il faut savoir rester vigilant sur les différentes étapes des mobilités. À cela s’ajoute aussi un défi financier : trouver la bonne stratégie de gestion de subventions allouée par l’Agence et tout mettre en œuvre pour respecter nos engagements.

Quel projet de mobilité vous a particulièrement marqué ?

Mickaël :

Le tout premier projet de mobilité que nous avons organisé reste gravé dans ma mémoire. Il a fallu tout apprendre, construire les process de zéro et se lancer dans l’inconnu. C’est toujours un peu vertigineux, mais c’est aussi ce qui forge les convictions et l’expérience. Ce premier projet a posé les bases de tout ce que nous faisons aujourd’hui.

Maëlle :

Je pense naturellement à un projet qui a mis un peu de temps à se mettre en place et qui, accessoirement, fut ma première mobilité traitée de A à Z. J’espère que Mickaël ne m’a pas copiée et choisi la même ! Elle a été notre première mobilité hors Union Européenne et très loin de la Franche-Comté : Sainte Lucie, Caraïbes. Nous avons pu accompagner l’apprentie tout au long du processus, vu avec elle les obstacles qui pouvaient se mettre au travers du projet, trouver des solutions, faire des compromis, s’assurer que tout se passait bien sur place. Nous attendions avec impatience les retours, dans un premier temps, de la participante et aussi celui de l’entreprise qui l’a accueillie. Un franc succès. Une maquette de mobilité très complète, de par le programme mis en place aux côtés de l’établissement et de par la richesse des missions proposées à l’étranger. L’apprentie est d’ailleurs venue au GIP prendre le temps d’inaugurer le studio et de réaliser la première interview des mobilités !

Qu'apporte une expérience à l'étranger aux apprentis et aux équipes ?

Mickaël :

Indéniablement : l’autonomie et la confiance en soi. Partir seul ou en groupe dans un pays étranger, s’adapter à un environnement professionnel et culturel différent, surmonter les difficultés du quotidien… tout cela forge le caractère d’une façon qu’aucune salle de classe ne peut véritablement reproduire. Les apprentis reviennent transformés, et cela se voit.

Maëlle :

Aux apprentis, cela leur apporte beaucoup : tant sur le plan personnel que professionnel. C’est une façon pour eux d’appréhender de nouvelles façons de travailler, d’apprendre, et d’aborder l’anglais professionnel de manière plus concrète.

C’est aussi un véritable plus pour leur CV. On peut aussi donner des chiffres simples qui parlent d’eux-même. D’après l’Agence Erasmus+, les jeunes partis en mobilité accèdent à leur premier emploi en 2,9 mois en moyenne, contre 4,6 mois pour les autres. Aussi, selon le Ministère du travail, la mobilité Erasmus+ constitue un atout supplémentaire pour l’insertion professionnelle : 86% des bénéficiaires déclarent une amélioration de leur employabilité. Et puis, les mobilités ont également un fort impact sur la confiance en soi et sur l’autonomie.

Pour les équipes, elles favorisent la mise en relations entre différentes institutions, c’est toujours très enrichissant !

La mobilité internationale a été identifiée comme un point fort lors du récent audit qualité. Qu'est-ce que cette reconnaissance représente pour vous ?

Mickaël :

C’est une vraie fierté collective. Cette reconnaissance récompense l’investissement de toute l’équipe au service des apprentis. Nous mettons tout en œuvre pour faciliter et accompagner au mieux chaque projet de mobilité, et cette distinction traduit concrètement cet engagement. C’est une belle validation qui nous donne envie d’aller encore plus loin.

Maëlle :

Ça fait surtout très plaisir que les mobilités soient mises en avant et que toute l’énergie mise au profit des différents projets ait été saluée. C’est aussi un élément de communication qui nous à tous fait plaisir !

Quels sont les projets à venir pour la rentrée ?

Dans un premier temps, continuer tout droit et maintenir le rythme. A la rentrée, nous allons préparer les établissements aux mobilités. Nous organisons, courant septembre-novembre, différents types de webinaires sous forme de réunions d’information en groupe ou individuelles, si besoin. L’idée c’est de communiquer un maximum (en interne et en externe) pour que, en plus de ceux déjà prévus, les lycées puissent se mettre en relation avec nous pour organiser de nouveaux projets.

Le travail de la rentrée pour nous va surtout se concentrer autour des appels à manifestation d’intérêt auprès des différents UFA, de maintenir le contact avec nos différents partenaires internationaux et de commencer à préparer les projets qui arrivent pour le début d’année et anticiper les prochains.

Enfin, si vous deviez résumer votre métier en trois mots ?

Mickaël : Ouverture. Curiosité. Relationnel.

Maëlle :  Internationale. Flexibilité. Écoute.

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